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Québec City, une jolie surprise

29 octobre 2019

Après les quelques jours passés à Montréal, nous arrivons sur Québec City par la jolie route 138. J’avais cru comprendre que Québec n’avait rien à voir avec Montréal, la dynamique, la moderne, la vivante. Je n’avais pas d’attentes particulières et nous avions vraiment hâte de découvrir les forêts et parcs que le Canada promettait de nous offrir, donc Québec apparaissait comme secondaire. Mais on passait pas là donc nous voulions la visiter et y passer une nuit… Et surprise !

Notre visite de Québec City

A peine arrivés on remarque déjà que la ville n’a rien à voir avec sa grande-soeur. Québec est l’unique cité fortifiée d’Amérique du Nord, elle possède un cachet très européen avec des ruelles pavées et des bâtiments du XVIIe siècle. Les principaux centres d’intérêt de la ville sont groupés au sommet et au pied de la falaise du cap Diamant, sur laquelle s’élève la citadelle. Cette petite capitale provinciale de 93km2 abrite l’Assemblée Nationale dans l’hôtel du parlement, monument du début du XIXe siècle.

Vue Saint-Laurent, Québec

Et la voiture dans tout ça ?

A Québec, comme à Montréal, il faut avoir des permis résidentiels pour pouvoir se garer dans une zone définie. Pour les autres des places sont disponibles à gauche, à droite mais souvent payantes  (2,50$/h) et à durée limitée. Mais la ville comporte de nombreux parkings (qui s’appellent ici des stationnements) assez abordables. La ville de Québec se visite très bien à pieds et nous avons laissé la voiture une nuit et une journée au Parking de l’Hôtel de Ville pour 18$, puis au retour, nous avons trouvé un parking dans le quartier de Saint-Joseph pour 14$ les 24h.

Le Vieux Québec et ses petits airs de village français

Notre exploration de Québec commence dans ce quartier, une fois la nuit tombée. Le temps de garer la voiture et de déposer les affaires, nous sommes sortis découvrir le Vieux-Québec aux alentours de 19h. Les rues étaient animées, illuminées et bordées de restaurants, bars et boutiques, on se serait presque cru à Disneyland! Des petites maisons toutes mignonnes, avec de jolies lumières pour les mettre en valeur, mais où avions-nous atterri ? En nous rendant vers le château, pour essayer de mieux percer le mystère, nous sommes tombés sur la Boutique du Père Noël – rien que ça! -. Je vous recommande d’entrer dans cette boutique pour vous en prendre plein les yeux et vous imprégner quelques instants de la magie de Noël.

La Boutique se trouve au 47 Rue De Buade, au niveau de la Basilique-Cathédrale Notre Dame de Québec. En continuant la rue vous pouvez trouver de nombreuses autres petites boutiques pour ramener des souvenirs.

La terrasse Dufferin

Après notre passage dans toutes (oui oui) les boutiques de la rue, nous nous sommes rendus sur la terrasse Dufferin, en contrebas du château de Frontenac. Cette longue terrasse en bois offre une vue dégagée sur le Saint-Laurent et ses environs, ainsi qu’un bel angle de vue du château. Elle est ornée de cinq kiosques sortis tout droit d’un film de Disney (encore cette influence) et de nombreux bancs d’où vous pouvez admirer la vue. De nuit, comme de jour (nous y sommes retournés en journée), l’endroit m’a énormément plu.

Le château de Frontenac

Le château de Frontenac, symbole de Québec, est situé devant la terrasse Dufferin, à quelques minutes de la Basilique-Cathédrale Notre Dame de Québec (dont nous étions partis). Ce gigantesque édifice, aux toits de cuivre vert dominant le Vieux-Québec et le Saint-Laurent, est un hôtel de luxe bâti par la compagnie Pacific Railway au XIXe siècle. Vous vous imaginez déjà dedans ? Il fut agrandi et étoffé durant près d’un siècle après l’ouverture d’un première partie de l’hôtel en 1893, pour s’achever en 1983. Le château comporte aujourd’hui plus de 800 chambres et de somptueux salons. Il est d’ailleurs possible d’en visiter sans séjourner dans l’hôtel. On peut y réserver une nuit (ou plus) de la même façon qu’un hôtel classique. Seul le prix nous a un peu freiné, ce sera pour une prochaine fois !

Les fortifications

Le Vieux-Québec est encerclé de remparts, plus ou moins visibles à certains endroits. Ils furent construits par les Français au XVIIe siècle puis terminés par les britanniques en 1760. Au nord et à l’est, les murs, aujourd’hui rabaissés, sont ponctués d’une série de canons. Nous avons suivi le chemin longeant l’enceinte fortifiée au niveau de la terrasse Dufferin en suivant la promenade des gouverneurs jusqu’à la Citadelle et les plaines d’Abraham. La promenade permet de se rendre compte de l’histoire et des enjeux de Québec à l’époque, il est d’ailleurs possible de visiter la Citadelle (16$ pour un adulte). Nous ne l’avons pas fait, faute de temps mais elle est impressionnante !

En commençant au niveau de la citadelle, on peut éviter de monter les 300 marches au niveau du château. A bon entendeur.

La Rue Saint-Jean et sa porte

Lors de notre exploration du Vieux-Québec le premier soir, nous avons parcouru, et mangé dans la Rue Saint-Jean. La Rue Saint-Jean est l’une des plus célèbres et animée de Québec, elle part de la basse-ville jusqu’à la ville fortifiée, et grouille de restaurants et commerces. Nous l’avons empruntée depuis le Vieux-Québec, où se mélangent les odeurs de pop-corn de chez Mary’s pop-corn (Flo a adoré ceux au sirop d’érable) et les odeurs provenant des restaurants. Le lendemain, nous avons repris cette rue et sommes redescendus explorer la ville moderne. En passant les fortifications de la ville-haute, on se retrouve face à sa porte imposante. Nous sommes montés sur la porte Saint-Jean admirer la vue sur le Vieux-Québec et, de l’autre côté, sur sa partie plus moderne.

Dans la rue Saint-Jean, au niveau de la basse-ville vous pouvez trouver l’épicerie Moisan au n°685 qui offre un charme pittoresque et une très large gamme de produits alimentaire en tous genre. Elle a conservé sa décoration intérieur en bois datant du XIXe siècle et propose également un côté café et traiteur où nous nous sommes arrêtés déjeuner.

La Rue Saint-Joseph et l’Avenue Quartier

Nous avons continué la visite de Québec par la rue Saint-Joseph, étant également l’une des artères principales de la ville. La pluie commençait à s’installer de façon pérenne et nous avons décidé de marcher à notre guise, sans suivre d’itinéraire précis. Nous avons ensuite tourné sur l’Avenue Quartier, en direction des Plaines. L’Avenue Quartier est assez animée, nous sommes tombés sur un charmant marché couvert et de nombreux commerces.

Coup de coeur pour le magasin de décoration Zone situé au numéro 999. Je ne connaissais pas mais j’aurai tout acheté si j’avais pu. Nous en sommes ressortis avec un livre, pour offrir à notre ami expat, sur les expériences insolites à faire au Québec.

L’avenue Cartier sous la pluie

Les Plaines d’Abraham

Nous commencions à être trempés mais nous avons fini par arriver à l’endroit que j’attendais tant : les Plaines d’Abraham. Cet immense parc de plus de 100 hectares a vu l’avenir du Canada se sceller. Le 13 septembre 1759, des soldats britanniques, sous les ordres du général James Wolf, escaladèrent la falaise et défirent l’armée du marquis de Montcalm devant les remparts de Québec. Ce fut la dernière bataille entre français et britanniques à se dérouler sur le territoire canadien, et le Québec tomba définitivement aux mains des britanniques.

Aujourd’hui c’est un grand espace de verdure agrémenté de monuments et d’une fontaine commémorative, seuls indices de son passé douloureux. Le parc est très grand et agrémenté de petits chemins pour s’y promener, on a beaucoup aimé, même sous la pluie.

La Chute Montmorency

On ressort de Québec, direction l’est, à 7 kilomètres. Ici se trouve la Chute Montmorency, l’une des fiertés du Canada. Moins impressionnante que les chutes du Niagara, elle est néanmoins plus haute de 30 mètres. Elle marque l’endroit où la Montmorency se jète dans le Saint-Laurent. Le parc environnant (payant) permet de l’admirer de divers points de vue, dont d’en haut, perché sur un pont suspendu. Nous avons choisi de ne pas nous y arrêter car on l’a voit très bien depuis la route mais aussi depuis l’Île d’Orléans, en face, sur laquelle nous avons fait un tour.

L’entrée coûte une quinzaine de dollars avec le parking, l’accès au pont une quinzaine supplémentaire.

Crédit : https://www.quebeclemag.com

L’île d’Orléans

Sur le chemin du retour, à la fin de notre périple de 15 jours (article à venir), nous sommes passés faire une pause gastronomique à l’Île d’Orléans avant notre retour à Québec puis Montréal.

On accède à l’île par un pont moderne qui fait face (ou dos, tout dépend du point de vue) à la chute Montmorency. L’île d’Orléans est riche et fertile, elle comporte de nombreux vergers, où vous pouvez allez cueillir vous-même les pommes contre quelques dollars, et des champs de fraisiers. Emaillée de villages, elle donne un bon aperçu de la vie paisible des campagnes au Québec. La vue depuis ses rives est magnifique.

Déjeuner, digestif et dessert

Déjeuner chez Cassis Mona et filles

Notre passage sur l’île fut express: 3 heures en tout. Nous nous y sommes rendus pour goûter aux spécialités culinaires de l’île : fraises, cidre et chocolat.

Notre visite gustative a commencé au restaurant Cassis Mona et filles, très réputé pour leurs crèmes et autres produits à base de cassis, cultivé sur place. Nous avons été placés sur la terrasse, sous des lampes chauffantes et avec un gros plaid et avons très bien mangé. Nous avons également goûté leur Porto au Cassis qui est excellent.

Pour la suite de la visite, nous nous sommes rendus dans une cidrerie, le Domaine Steinbach pour faire une dégustation de leurs cidres et notamment le cidre de glace, très connu ici, extrait de pommes gelées. La boutique propose un tas de produits à base de pomme et propose des dégustations (8$ les 5 shooters).

Finalement j’ai été un peu déçue de la dégustation car je ne m’attendais pas du tout à ces goûts. C’est loin des cidres bretons auxquels nous avons l’habitude. J’ai trouvé que ça tendait plus à de la liqueur sur les notes de fin, mais ce n’est que mon avis. Ce fut, dans tous les cas, intéressant de goûter à cette spécialité.

Avant de repartir nous avons fait un stop à la Chocolaterie de l’Île d’Orléans. Flo a pris un chocolat chaud délicieux et moi un marshmallow enrobé de chocolat, sur le même modèle que les oursons que nous avons en France, mais en meilleur! Nous sommes ensuite allés, à pieds, nous balader sur les rives et admirer la vue sur la ville de Québec et la chute Montmorency.

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